PROGRAMMATION DU 4 AU 11 OCTOBRE 2015
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DOUBTFUL

 

Eliran Elya – 1h28 – 2017 – Non distribué en France

Ran Danker, Adar Hazazi Gersch

Assi, scénariste et poète plein de doutes se remet en question. Il est condamné à des travaux de service communautaire après un accident de motocyclette alors, qu’il conduisait en état d’ébriété. Il va travailler avec des délinquants juvéniles en résidence surveillée à Beersheba, dans le sud d’Israël. Ces derniers doivent assister aux sessions menées par Assi dans le cadre de leur libération conditionnelle. Leurs personnalités extrêmes, leur énergie débordante et leur charme éveillent en lui curiosité et attirance. Ensemble, ils franchissent les limites du cadre de la réadaptation. Ce film est basé sur des évènements vécus par le réalisateur Eliran Elya

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PAST LIFE

Avi Nesher – 1h49 – 2016 –

Non distribué en France

Nelly Tagar, Joy Rieger, Doron Tavory

Deux sœurs vont plonger dans le passé obscur et mystérieux de leur père pendant la seconde guerre mondiale en Pologne. Inspiré de faits réels, Past Life raconte leur voyage en Europe dans les années soixante dix. L’une est une compositrice de musique classique et l’autre une combattante politique, rédactrice en chef d’un magazine érotique. En démêlant ce mystère qui a pesé sur leurs vies, elles vont s’apercevoir que la liberté se gagne au prix de nombreux sacrifices.

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FOXTROT

 

Samuel Maoz  – 2018 – 1h53

Lior Ashkenazi, Sarah Adler, Yonaton Shiray

Michael et Dafna, mariés depuis 30 ans, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Un matin, des  militaires sonnent à leur porte pour leur apprendre la  mort de leur fils aîné, Yonatan, 20 ans, qui effectuait son service militaire à un poste frontière. Le choc de l’annonce va réveiller chez Michael une blessure profonde, enfouie depuis toujours, d’autant plus que l’armée ne donne aucune précision sur les circonstances de cette mort.

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AN ISRAELI LOVE STORY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dan Wolman – 1h37- 2017 – Non distribué en France

Avraham Aviv Alush, Alex Ansky, Idan Barkai

En 1947, Margalit, 18 ans, originaire d’un village du nord d’Israël et passionnée de théâtre rêve de devenir actrice. Elle tombe amoureuse de Eli, 24 ans, du kibboutz Beit Keshet qui fait passer l’intérêt collectif avant sa vie personnelle, en prenant part de manière active aux évènements qui précèdent la naissance de l’Etat d’Israël. Elle abandonne ses rêves et décide de rejoindre Eli. Ils prévoient leur mariage, mais la dure réalité d’Israël va interférer dans leur projet…Ce film est inspiré de l’histoire d’amour entre Pnina Gary, de Nahalal et Eli Ben-Zvi, fils de Rachel Yanait et Yitzhak Ben-Zvi, le deuxième président de l’État d’Israël.

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LONGING

Réalisateur Savi Gabizon – 1h43

Shai Avivi, Asi Levi, Shimon Mimran, Neta Riskin, Yoran Toledano

VENISE 2017 : L’Israélien Savi Gabizon revient après 14 ans d’absence avec une réflexion sagace et émouvante sur la notion de paternité qui sait aussi sourire de la mort

Devenir père quand son enfant est mort. Cela paraît paradoxal, mais c’est ce qui arrive dans le beau film de Savi Gabizon, Longing [+], qui a fait son avant-première mondiale aux Journées des Auteurs, dans le cadre de la 74e Mostra de Venise. Le réalisateur israélien, après trois films couronnés de succès suivis de quatorze ans d’absence, nous livre avec son nouveau long-métrage une réflexion sagace, douce-amère et émouvante sur le rôle de parent, la peur de le devenir et l’égoïsme, mais aussi sur la possibilité de s’ouvrir au monde, de se redécouvrir et de voir au-delà de soi-même.
(L’article continue plus bas – Inf. publicitaire)

Shai Avivi est un des acteurs comiques isréaliens les plus connus, mais Gabizon en a fait un homme mou, seul, confus, dont la vie est bouleversée par une nouvelle qui remet tout en question. En effet, cet homme, Ariel, se trouve un jour convoqué dans un bar par sa petite amie d’université, qu’il n’a pas vue depuis vingt ans. Le réalisateur, également auteur du scénario du film, ne perd pas de temps et nous catapulte dès la première scène dans un dialogue entre son héros et Ronit (Asi Levi), qui commence par des sourires gênés et devient de plus en plus tendu, jusqu’à la révélation du vrai motif de leur rencontre : de leur relation est né, il y a vingt ans, un fils qu’Ariel n’a jamais connu et qu’il ne connaîtra jamais, le jeune homme étant mort récemment dans un accident. Soudain, lui qui n’a jamais eu d’enfant se retrouve face à une occasion perdue.

Suit un parcours au fil duquel Ariel apprend à connaître son fils perdu, en recomposant pièce par pièce la personnalité de cet enfant fantôme, avec ses côtés lumineux et ses facettes sombres, une figure que le scénario, très bien écrit, parvient à dévoiler par petites doses, à travers les conversations successives d’Ariel avec les gens qui ont connu son fils : sa petite copine, son meilleur ami, mais surtout Yael (Neta Riskin), la jeune enseignante dont le garçon était fou amoureux, qui était la source principale de ses tourments, et l’objet de poèmes bouleversants. Petit à petit, Ariel entre sans son rôle de parent, prenant la défense de son fils quand c’est nécessaire et parlant de lui comme s’il l’avait connu, mais surtout cherchant à résoudre à sa place les questions restées en suspens. Ainsi, le drame présente de nombreuses situations cocasses qui font sourire. Ce besoin de légèreté domine même la deuxième partie du film, à partir du moment où Ariel décide d’organiser un mariage entre son fils défunt et une jeune disparue, un mariage entre deux jeunes morts qui pourrait, selon une tradition orientale, leur garantir une meilleure existence dans l’au-delà. C’est une mission quasi-impossible, mais où notre héros voit une petite possibilité de faire au moins une chose pour le fils qu’il n’a pas connu.

“Quel père aurais-je été ?” : à cette question, Ariel ne pourra jamais répondre, mais dans son parcours de la solitude et de l’individualisme au partage et au dépassement de ses propres traumatismes, il va mieux se connaître et guérir quelques blessures. Longing est l’histoire d’un individu qui se voit accorder une autre chance, une histoire un peu bizarre peut-être, mais néanmoins relatée avec mesure et sensibilité, et une capacité à exalter la vie en souriant même un peu de la mort.

 

 

Bande annonce Youtube

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PAST LIFE

Avi Nesher – 1h49 6 2016 – Non distribué en France

Nelly Tagar, Joy Rieger, Doron Tavory


Deux sœurs vont plonger dans le passé obscur et mystérieux de leur père pendant la seconde guerre mondiale en Pologne. Inspiré de faits réels, Past Life raconte leur voyage en Europe dans les années soixante dix. L’une est une compositrice de musique classique et l’autre une combattante politique, rédactrice en chef d’un magazine érotique. En démêlant ce mystère qui a pesé sur leurs vies, elles vont s’apercevoir que la liberté se gagne au prix de nombreux sacrifices.

 

Avi Nesher évoque son dernier film, HaHataim, inspiré d’une histoire vraie

Une interview du François Truffaut israélien

September 18, 2016 17:27

«Ce que la vérité apporte à un scénario, c’est l’inattendu. Quand l’écriture n’est subordonnée à aucune règle, le fil de l’histoire coule de source. Hitchcock l’a dit avant moi : “Le cinéma, c’est la vie, les moments ennuyeux en moins”. »
Assis dans son bureau de Tel-Aviv, quelques jours avant la première mondiale de son dernier opus au Festival international du film de Toronto, Avi Nesher semble aussi excité qu’un jeune réalisateur à la veille de la sortie de son premier film. HaHataim (Les péchés) est pourtant son 20e long-métrage, le troisième volet de ce qu’il considère comme une trilogie, après Au bout du monde à gauche et L’entremetteur. Prochaine étape : le Festival international du film de Haïfa en octobre, avant la sortie dans les salles israéliennes en décembre. Pour Avi Nesher, habitué des superlatifs, HaHataim est son « meilleur film », du moins le plus personnel. Derrière une saga familiale, un drame historique basé sur l’histoire vraie de deux sœurs qui cherchent à lever le voile sur le sombre passé de leur père, se cache un film épique sur l’art, la politique et le sexisme. Une réflexion sur les empreintes laissées par les traumas, qui tord au passage le cou à quelques tabous. 

La saga d’une rencontreHaHataim raconte l’histoire vraie des sœurs Milch. Ella Milch Sheriff est compositrice. Elle a d’ailleurs signé la musique originale du film. Sa sœur défunte, Shosh Milch Avigal, a été une journaliste inspirée, politiquement engagée, fondatrice d’un journal qui mélangeait allègrement politique de gauche et pornographie. Toutes deux se débattent avec leur histoire familiale, un tabou hérité de leurs parents, survivants de la Shoah, et cherchent à percer le secret de leur père, le Dr Baruch Milch, gynécologue à Jérusalem, intransigeant jusqu’à l’excès et parfois brutal. 

Ella Milch Sheriff a déjà mis en musique la mémoire de son père dans Can heaven be void ? (Et si le ciel était vide ?) en 2003. Convaincue que Nesher était le réalisateur idéal pour porter l’histoire sur grand écran, elle n’a depuis cessé d’essayer d’entrer en contact avec lui. Grand amoureux de musique, Nesher avait été impressionné par son opéra Le rire du rat (2005) qu’il avait trouvé brillant. « Milch a donc approché mon producteur David Silber, et a beaucoup insisté pour me voir. Il m’arrive souvent que des gens veuillent me raconter leur vie », confie-t-il. « J’avais déjà filmé l’histoire d’un survivant de la Shoah dans L’entremetteur et je me suis dit qu’il était risqué d’essayer de refaire un succès sur le même thème. » Mais Ella Milch Sheriff insiste tant que les deux finissent par se rencontrer. « Je lui ai dit : “Ella, je suis un grand fan de votre musique, mais ma mère a vécu une histoire aussi horrible que celle de votre père. Elles le sont toutes. Je ne peux pas en faire encore un film. Et elle s’est mise à pleurer.” »

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LET’S DANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

Gabriel Bibliowicz et Efrat Amit – 1h12

Ce documentaire  analyse la façon dont Israël, est devenu le leader mondial reconnu de la danse moderne, partie intégrante de son développement historique. A travers des documents d’archives, des interviews et des démonstrations visuelles, le film suit les périodes qui ont fait de la danse moderne israélienne l’une des plus grandes réussites culturelles de ce pays.

« La danse fait partie de notre culture depuis des temps immémoriaux. C’est un principe dans la Bible », rappelle Dani Karayan, artiste plasticien et sculpteur.

Danses folkloriques, danses d’expression, danses d’inspiration hassidique, danses d’avant-garde ouvertes aux thématiques d’une société en guerre…
C’est toute la variété et le dynamisme de la danse israélienne, au répertoire large, que montre ce documentaire israélien intéressant, révélant des archives filmées rares.
Un élément fondamental de la culture israélienne
« Les danses folkloriques sont les expériences collectives et sociales les plus réjouissantes de ma vie », se souvient Yair Vardi, directeur du Suzanne Dellal Dance Center (Tel-Aviv). Créé en 1989 et distingué par le Prix Israël en 2010 pour sa contribution artistique, ce Centre présente plus de 750 spectacles et accueille environ 500 000 visiteurs chaque année. Il est le foyer de la Batsheva Dance Company.
Hommes et femmes du Yichouv (population juive en Eretz Israël) dansaient ensemble, en rondes exaltant enthousiasme et joie.
Les pionniers israéliens (halutzim) « dansaient la hora dans les moments les plus durs, après les combats, après avoir subi des attaques, après avoir escaladé de hautes montagnes », précise Dan Ronen, spécialiste du théâtre. « Le matin, ils travaillaient à construire le pays. Après le travail, autour d’un feu de camp, ils entonnaient des chants dont chaque mot renforçait leur motivation », analyse une jeune chorégraphe israélienne. Exemples : « Qui sommes-nous ? Israël », « Soyons heureux ! » Des pionniers ont inventé des danses folkloriques.
Yonatan Carmon, chorégraphe, évoque cette allégresse : « Nous voulions être ensemble. Nous nous tenions par la main. Cela nous donnait de la force. Nous sentions que nous formions un peuple uni ». Le cercle, symbole de puissants principes : solidarité, unité, égalité – résulte peut-être d’un héritage du hassidisme, mouvement Juif religieux né dans l’Europe de l’Est au XVIIIe siècle… Pour les danseurs hassidiques, « le but est le Ciel. La hora est l’équivalent terrestre ».

 

 

 

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MY HERO BROTHER

 

Yonatan Nir – 2016 – 1h18

Nous avions reçu Yonatan Nir en 2012 pour son excellent documentaire Dolphin Boy (voir sur le site archives 2012) nous avons le plaisir de l’accueillir cette année encore  pour ce nouveau documentaire MY HERO BROTHER

Un groupe de jeunes atteints du syndrome de Down (Trisomie 21) entreprend un voyage à travers l’Himalaya indien avec leurs frères et sœurs. Alors qu’ils affrontent des défis physiques et émotionnels, des conflits non résolus émergent, des amitiés réconfortantes se développent et les relations entre frères et sœurs évoluent….

Interview Yonatan Nir

60 heures d’enregistrement pour ce film. 2 ans de montage, car de nombreux protagonistes et la nécessité de construire une histoire avec tous. ..

Comment vit-on avec un trisomique, les bons et les mauvais moments, les choses difficiles et belles. Ne pas tomber dans les stéréotypes. 11 « couples », mais 5 ont été pris en compte.

Tout a débuté en 2011, quand Enosh Cassel coproducteur du film et grand voyageur a emmené son frère Hamman au Népal. C‘est l’étincelle qui a tout déclenché. Il a filmé quelques séquences qui sont passées dans des journaux télévisés. Je les ai vues et j’ai été touché. Enosh a reçu plusieurs coups de fil d personnes ayant des frères ou sœurs trisomiques qui souhaitaient savoir comment il avait fait, pour faire la même chose.

Il a rencontré Itamar Peleg (coproducteur) qui est Tour operateur. Ils sont devenus amis et Itamar a déclaré qu’il voulait organiser ce voyage Ils ont fondé le groupe « My hero brother » et commencé à lever des fonds, ce qui leur a pris un an et demi. Quelqu’un m’a appelé pour me demander si je voulais faire le film. J‘avais juste terminé « Dolphin boy » et quelques mois plus tard j’étais dans l’avion avec eux..

Pourquoi les emmener escalader des montagnes, ce qui est un défi physique pour eux ? Je pense que l’on grandit seulement quand on sort de sa zone de confort. Il y a des moments où les frères et sœurs se sont demandés si ce n’était pas trop difficile..

 

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SIGNER

Nurith Aviv – 2018 – 1h

Dans ce film Nurith Aviv s’aventure dans un champ peu connu, celui des langues des signes. Ces langues sont diverses, chacune a sa grammaire, sa syntaxe, complexe et riche. Trois générations de protagonistes, sourds et entendants, mais aussi les chercheuses du Laboratoire de Recherche de Langue des Signes de l’université de Haïfa, s’expriment sur des langues qui ont émergé en Israël au siècle dernier, rejoignant les questions chères à Nurith Aviv de la langue maternelle, la traduction, la transmission. Une invitation à élargir notre perception des langues humaines.

 

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3 COURTS METRAGES

The postman in underwear, 14 mn- Daniel Binsted, Ben Ziv

 

Ferme les volets, 5 mn – Ynon Lan.

 

 

Une nuit sans étoiles, 12 mn – Omri Ohana

Ces 3 courts métrages, gracieusement offerts par le festival de cinéma israélien de Paris, seront projetés avant certains longs métrages.