CORSE : ILE DES JUSTES ?

Documentaire réalisé par Clémentine et André CAMPANA – 52 minutes

C’est un fait historique peu banal et que bien peu de Français connaissent sans doute que Clémentine et André Campana relatent dans ce documentaire. La Corse a été le seul département français durant les années noires de l’Occupation qui n’a arrêté, ni déporté de juifs vivant sur son territoire ou de réfugiés juifs venus échapper à la persécution allemande relayée par le régime de Vichy. Mieux, toute la population et son administration, police, gendarmerie ainsi que le préfet de Corse de 1940 à 1943, Louis Emmanuel Balley, les ont accueillis, cachés et protégés, jusqu’à leur fournir de faux papiers turcs…

EXTRAIT : http://www.dailymotion.com/video/xyy1zq_la-corse-ile-des-justes_tv

Article de RCJ Info :

La Corse, île des justes ?

Peut-on dire que les Corses ont été des héros très discrets pendant la seconde guerre mondiale ?

En 1941, Hitler et Pétain intensifient la politique anti-juive.  Comme toutes les préfectures, la Corse reçoit les ordres du gouvernement de Vichy de rafler dans un premier temps les juifs étrangers, en zone libre, puis en zone occupée. Mais alors pourquoi la Corse est-elle le seul département de France qui n’a arrêté ni déporté de juifs, « sauf peut-être un, accidentellement », comme le dit l’avocat et historien, Serge Klarsfeld ?

En octobre 2010, l’association « Hommage aux villages de France »,  regroupant des enfants et des familles de juifs ayant été sauvés pendant la guerre, a rendu hommage au village de Canari, dans la Cap Corse, pour avoir sauvé des familles de juifs pendant la guerre. Une association juive de Bastia a voulu aller encore plus loin en demandant la reconnaissance de la Corse comme « île des Justes » auprès du mémorial de Yad Vashem en Israël, seule instance à décerner le titre de « Juste parmi les Nations ».

Une polémique s’est engagée depuis quelques années entre les « pour » et les « contre », entre témoins et historiens. Les réalisateurs ont mené l’enquête.

Loin des polémiques, on découvre l’attitude surprenante d’un préfet et de son administration, qui a détourné les ordres de Vichy concernant la politique anti-juive.

A travers un « road-movie corse », de village en village, de ville en ville, on découvre des corses pétris d’émotions, qui ont accueilli et protégé des juifs pendant la guerre « parce que c’était normal », et qui donnent une grande leçon d’humilité : « Les corses, dans leur ensemble, ont considéré que l’on touchait à une part d’eux-mêmes ».

On découvre également un pan de l’histoire, Corse, encore inconnu : Pascal Paoli et Napoléon, qui avaient déjà transformé l’île des bergers et de montagnards en une république moderne et démocratique dès le siècle des lumières, sont les premiers à donner aux juifs un statut à part entière, sans compter l’assimilation réussie des juifs « Marranes » du 16ème siècle, parmi lesquels on trouve des noms célèbres en Corse : Les Zuccarelli, les Giacobbi, les Siméoni et bien d’autres.

 

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