Invités 2018

Dimanche 30 Septembre à 18h30 au cinéma Le Rivoli à Carpentras

Lundi 1er Octobre à 19h au ciné Palace à St Rémy de Provence

Ofir Raul Graizer réalisateur de THE CAKEMAKER

 

Réalisateur, écrivain et  éditeur  né en Israël en 1981. Après avoir travaillé pendant des années dans différents secteurs, du textile à la gastronomie, il étudie le cinéma au  « Sapir College, Sderot » au sud d’Israël. Pendant ses études, il dirige plusieurs courts métrages diffusés avec succès dans de nombreux festivals. « The Cakemaker”  est son premier film de fiction.

Cineuropa lui a posé quelques questions sur son film.

Cineuropa : The Cakemaker est un récit intime qui contient un message politique fort. D’où êtes-vous parti pour en écrire le scénario ?
Ofir Raul Graizer
: Le déclencheur, pour mes idées de films, est souvent un sentiment personnel de colère ou de frustration par rapport à une question politique, religieuse ou sociale – quelque chose qui dépasse l’individu lambda. The Cakemaker est un récit très personnel sur des gens ordinaires dans un univers où le contexte politique ne les affecte pas directement dans leur quotidien, mais où il reste présent et finit malgré tout par les affecter, quoique ce ne soit pas dans le cadre de ce que j’appellerai une “situation politique”. Le film parle de choses dont j’ai moi-même fait l’expérience : mon père est croyant, ma mère non, de sorte que j’ai grandi entre ces deux identités, et qu’elles font partie de ma vie, encore maintenant. Je ne voulais cependant pas que cette situation soit au premier plan du film, car ce qui compte, en fait, c’est la tragédie intime de ces trois personnages.

Le contexte religieux et politique est un aspect fondamental de la vie de tous les jours : être juif ou pas à Jérusalem, être allemand en Israël, être homosexuel, être homosexuel dans une famille de croyants… deviennent des questions qui se posent. J’ai toujours eu envie de raconter l’histoire de gens qui ne veulent pas être définis par rapport aux identités pré-établies, politiques, sexuelles ou nationales, de gens qui disent : “Je me fiche de cette identité qu’il faudrait m’assigner, je suis qui je suis, j’ai envie d’aimer quelqu’un parce que j’ai besoin de sa présence près de moi, pas parce que je suis homo- ou hétérosexuel”.

Comment avez-vous choisi les comédiens ?
Je savais déjà, il y a six ans, que je voulais travailler avec les acteurs israéliens du film, Sarah Adler, Zohar Strauss et Sandra Sade. Ils sont connus en Israël. J’avais leurs photos sur mon bureau, en guise d’inspiration. Il m’a fallu près de huit ans pour élaborer ce film. Quand ils ont accepté de jouer dedans, ça a été pour moi la concrétisation d’un rêve. Pour ce qui est du rôle de Thomas, j’ai cherché longtemps avant de trouver un acteur qui convienne. J’ai dû regarder une bonne centaine de démos avant de réduire le choix à deux acteurs, mais même ceux-là n’allaient pas tout à fait. Et puis soudain, en ligne, je suis tombé sur Tim Kalkhof. Je lui ai fait passer deux auditions et je me suis dit : c’est ça ! Je le sentais bien, et il était manifeste qu’il avait beaucoup de talent. Ce n’est pas une grosse star, mais j’espère qu’il va le devenir. Il m’a parfaitement compris.

Comment avez-vous conçu la structure du film ?
Je voulais qu’il démarre sur un aperçu de l’histoire d’amour entre les deux hommes à Berlin, mais sans trop en dévoiler – sans montrer tout de suite qu’il s’agit d’amour, en soulignant surtout l’attirance sexuelle. Et puis je voulais l’interrompre d’un coup, tuer mon gars, pour m’intéresser, à travers le regard de Thomas, à l’histoire d’Anat, de manière à fusionner en partie le film avec son parcours à elle, et à changer la perception qu’a Thomas de sa relation avec son amant défunt. Ensuite, après la scène d’amour entre Thomas et Anat dans le jardin, je voulais revoir la relation entre les deux hommes sous un tout nouveau jour, d’où le long flashback sur la force de leurs sentiments, qui apporte aussi des informations sur le milieu dont vient Thomas.

Les parties Berlin et Jérusalem sont très différentes dans leur style et les émotions qu’elles transmettent. Comment avez-vous construit cette dynamique ?
Quand Thomas arrive à Jérusalem, il vient d’un endroit très triste et mélancolique. Quand il fait irruption dans la vie d’Anat et qu’elle lui donne sa chance, il trouve sa place ainsi qu’une famille qui lui ouvre les bras et lui permet d’être créatif, de se faire plaisir dans son métier de pâtissier. C’est une alternative à la vie “allemande”, froide et structurée. La manière dont nous avons tourné en Allemagne était également plus structurée : nous avons utilisé une caméra et un objectif différents. À Jérusalem, tout était plus sauvage et fou : nous avons tourné au marché, dans les petites rues, en courant partout avec des caméras…

 

 

 

Lundi 1er octobre à 19h au cinéma le Rivoli

Mercredi 3 octobre à 19H au Ciné Palace à St Rémy de Provence

Yankalle Filster  Chorégraphe et la danseuse et Liron Kichler danseuse, interviendront après le documentaire LET’S DANCE

 

 

 

 

 

Photo Maya Shoman

Yankalle a grandi dans une famille juive religieuse. A 14 ans, il quitte la religion pour suivre son rêve d’être danseur. Aujourd’hui il vit à Tel Aviv et est danseur, chorégraphe et mannequin. Après avoir fait partie de la Batsheva Company et de la Compagnie de danse Inbal. il travaille en free lance pour ses deux compagnies.  Il a travaillé avec différents chorégraphes comme Ohad Naharin, Barak Marshall, Noa Zuk, Sahar Azimi, Shlomi Bitton, Odelya Kuperberg, Irad Matzliah, Tami et Ronen Itzhaki, Ella Ben Aharon et d’autres. Yankalle a gagné plusieurs prix comme celui de   Danceweb ImpulsTanz in Vienna, de l’ America Israel Cultural Foundation, de Tel Aviv Municipality, de Clore Israel Foundation.

Et aussi

Où es-tu ? Une performance dansée par Liron Kichler et  Yankalle Filtser, sur une chorégraphie de Yankalle Filster

samedi 29 septembre à l’Alpilium St Rémy de Provence à 20h 30

et

jeudi 4 octobre au théâtre de la Charité à Carpentras à 20h30

Des ateliers DANSE  animés par  Yankalle Filster

Samedi 6 octobre

à St Rémy de Provence Salle Jean Massé à 13h30 et 14h30

à Carpentras salle de danse de la Charité à 17h et 18h

Prix 10 € l’atelier et prix pour les adhérents des écoles de danse, sur inscriptions   06 22 45 33 03

 

 

Interview de Yankalle Filster

Ces 10 dernières années, j’ai quitté progressivement le monde de l’orthodoxie juive. En tant que non orthodoxe, je me sens très en relation avec le mode juif et je suis inspiré par la religion juive. En même temps, à travers le monde séculier et par la pratique de mon art, je suis entré en contact avec la culture pop. Récemment, en lien avec  mon travail dans un spectacle de danse télévisé et en travaillant comme mannequin, j’ai acquis une
connaissance plus profonde du monde de la pop. J’ai découvert un monde complexe et fascinant avec des valeurs différentes de celles que j’avais connues jusqu’à ce jour. Dans ce monde occidental, séculier et presque pornographique dans lequel je vis aujourd’hui, je vois un manque de compassion et de relations humaines.

Dans cette performance, deux danseurs israéleins y compris moi même soulèvent des questions sur leur identité dans le monde contemporain. Des questions sur le fait d’être israéliens, danseurs et humains. Comment réagissons nous au monde technologique et cosmopolite ? La danse est elle un langage international ? Qu’est-ce qu’une perception éclairée apporte à notre lien communautaire en tant que Juifs ? Existe t’il quelque chose comme un Judaïsme contemporain et cosmopolite, et peut on donner un sens plus large aux mots religion et foi ?

En tant que personne ayant quitté le monde orthodoxe, mais ne souhaitant pas abandonner son lien à la religion et sa foi dans l’humanité, je trouve que rencontrer la communauté juive à l’étranger me permet d’exprimer ma judaïté d’une meilleure façon.
Deux danseurs curieux  recherchent une relation humaine  chaleureuse  dans un monde où l’identité est remise en question.

Mercredi 3 octobre à 19h au Rivoli

Dan Wolman réalisateur de AN ISRAELI LOVE STORY

 

 

 

 

 

Dan Wolman réalisateur, producteur et distributeur

 

Dan Wolman est né à Jérusalem pendant le mandant britannique est né à Jérusalem, dans ce qui était alors le mandat britannique de Palestine. Son père était Moshe Wolman, un médecin pionnier. Il a passé une partie de son enfance en Ethiopie.  Il  a étudié le cinéma à l’Université de New York dans les années 60 et est ensuite rentré en Israël. Son premier film   »The Dreamer » raconte l’histoire d’un jeune homme déchiré entre une femme beaucoup plus âgée et une proche de son âge.Le film a été projeté à Cannes en 1970. Une autre point culminant de sa carrière est l’adaptation en 1975 du roman d’Amos Oz, « Mon Michael. » Au cours des dernières années,  Dan Wolman a réalisé « La Soeur étrangère, » un film sur une employée éthiopienne en Israël.  Pendant la Seconde Guerre mondiale Dan a passé son enfance en Ethiopie, tandis que son père servait dans l’armée britannique.

Compte tenu de la longueur et de la complexité de sa carrière, il a une perspective unique sur la soi-disant renaissance du cinéma israélien au cours des dernières années. « Quand vous construisez un bâtiment, vous devez avoir du respect pour les premières briques, » dit-il. « Tous les 10 ans ou à peu près les gens disent,« Les films  sont de mieux en mieux  » Il défend âprement les premiers jours de l’industrie du cinéma israélien, et considère qu’un certain nombre de films, comme par exemple «Avanti Popolo» sont excellents.

 

Vendredi 5 octobre à 19h Elise BENROUBI scénariste de VIERGES


 

 

 

 

 

 

 

 

Scénariste de

  • Vierges, de Keren Ben Rafael, Comédie dramatique, long métrage, 2013
  • Le syndrome du Surimi, de Judith Margolin, Comédie, Court métrage, 2013
  • Le Soldat Méconnu, de Jérémie Malavoy, Docu-fiction/canal+, long métrage, 2013
  • L’aurore boréale, de Keren Ben Rafael, comédie, court métrage, 2012
  • Alisha, de Martine Dugowson, Drame/France 2, Long métrage, 2011
  • West Stern, de Maria Larrea, comédie, court métrage, 2007

 

Samedi 6 octobre à 19h Yonatan NIR

Réalisateur de MY HERO BROTHER

Yonatan Nir a grandi dans un kibbouttz situé dans le nord d’Israël. Il a servi dans une unité d’élite et fut blessé pendant la guerre du Liban. Cette expérience l’a amené à s’intéresser aux traumatismes  et à la rééducation, thèmes récurrents de ses films. Il a débuté sa carrière comme photographe sous marin et photo journaliste pour différents magazines comme HaaretzYedioth Ahronoth and Asian Geographic. Il est diplômé de l’école  Camera Obscura School of Art .de Tel Aviv. Il a coproduit et co-dirigé son premier film] Dolphin Boy (2011), avec Dani Menki. Ses films ont reçu plusieurs récompenses comme celle du meilleur documentaire et prix du public au festival international du film de Santa Barbara et celle du meilleur réalisateur au Festival de Nouvelle Zélande.