Film d’Assi Dayan – 1993 – 1h40

Etude au scalpel de la société israelienne a travers divers personnages qui se retrouvent dans un bar de nuit de Tel-Aviv,  tenu par deux femmes, dont le nom  « Barbie » est un diminutif  ironique pour « Abarbanel », hôpital psychiatrique emblématique en Israël.

Assi Dayan (petit fils de Schmuel Dayan, un des fondateurs de l’Etat juif et fils de Moshe Dayan, le vainqueur de la guerre des six jours) dit à propos de La Vie selon Agfa : « Ce qui m’intéresse c’est de parler des problèmes de ce pays, de la fin du rêve sioniste et du mal de vivre au quotidien de ses habitants. Le film se déroule dans un bar parce que c’est un lieu où l’on entre pour oublier qu’on est seul ».
La Vie selon Agfa est une parabole où se mêlent poésie et politique. Un film âpre et prémonitoire , un manifeste politique décapant qui tend à la métaphore universelle et dont
les dernières scènes, d’une terrible violence, sur fond de Leonard Cohen, hantent chaque spectateur à la fin de la projection. Une fable accusatrice.

Ours d’argent au festival de Berlin en 1994.

Avec Gila Alamagor (Daliah)