PRENDRE FEMME

Hommage à Ronit ELKABETZ

 

PRENDRE FEMME – 2008 – 1h37 – 1er film de la trilogie de Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz ( les sept jours et le procès de Viviana Ansellem)

Ronit Elkabetz, Simon Abkarian, Gilbert Melki

Haïfa, juin 1979 : l’histoire se déroule en Israël durant les 3 jours qui précèdent l’entrée du Shabbat.Une fois encore, Viviane est sur le point de quitter Eliahou, son époux.
Une fois encore, ses frères réussissent à la persuader que sa place est auprès de son mari, ses enfants et sa famille. Fatiguée de cette existence qui dénie ses rêves et ses droits, lasse de cet époux qui privilégie les traditions au détriment de leur vie de couple, Viviane reste, mais elle est à bout.
Au même moment, Albert, un homme qu’elle a aimé, ressurgit dans sa vie. Un homme ayant su, l’espace d’un trop bref moment, lui offrir ce que tous les autres hommes de sa vie lui avaient toujours refusé : la liberté d’être elle-même.

 

 

Présenté en 2004 à la Mostra de Venise dans le cadre de la Semaine de la Critique, Prendre femme y  a reçu  le Prix de la critique et le Prix du public. La même année, l’actrice-réalisatrice Ronit Elkabetz a reçu le Prix d’interprétation féminine au Festival de Jérusalem.

 

bande annonce : x92ibi_prendre-femme-bande-annonce-vost-fr_shortfilms

Prendre femme marque le passage derrière la caméra d’une des plus célèbres actrices israéliennes : Ronit Elkabetz, vue notamment dans Mariage tardif de Dover Kosashvili, Alila d’Amos Gitaï et, en 2004, Mon trésor de Keren Yedaya. Le film est co-écrit et co-réalisé par le frère de la comédienne, Shlomi Elkabetz, qui fut lui-même acteur de théâtre à New York avant de se lancer dans l’écriture et la mise en scène.

Critiques

La puissance de Prendre femme est (…) d’abord dans la façon dont Ronit Elkabetz prend le pouvoir de l’image. (Le Monde)

Ronit Elkabetz (…), qui interprète Viviane, a co-écrit et réalisé le film avec son frère Shlomi, comme une façon d’enregistrer leurs blessures autobiographiques, l’aliénation mutuelle de leurs parents. (…) Le frère et la soeur ne proposent aucune issue, ne ferment aucune piste. Ils captent seulement, avec une étonnante maîtrise du récit, les émotions, les déchirements et les fêlures intimes, un enfer ordinaire et universel. (Télérama)

Il suffit d’une séquence pour qu’un spectateur comprenne qu’un film a de fortes chances d’emporter le morceau. Merveille de Prendre femme : cette scène est la première du film. (…) Force d’une actrice d’exception : Ronit Elkabetz, qui fume des cigarettes comme personne (…), joue cette femme réchappée du cinéma de Cassavetes, essentiellement avec les yeux. (Libération)